Dissonance de nos conventions cartographiques à l'aune des pratiques néonomades
Identifications, Archives, Surveillances
© Franck Alix
Au carrefour de l'anthropologie, de la sociologie, du graphisme et du design, Dunith Azil choisit de mettre sa pratique au service des chercheur.se.s en sciences humaines. Elle mène d’abord un travail de recherche sur les modes d’habiter les territoires propres aux néonomades, lui permettant d’identifier des points de friction entre ces pratiques et les méthodes de cartographie conventionnelle. Elle propose donc des modes de représentation et de diffusion à même de restituer pareille enquête, entre exigence de rigueur scientifique, et fidélité eu égard à la plasticité des expériences individuelles.
Son enquête de terrain la porte à la rencontre de personnes néonomades, avec qui elle réalise des entretiens semi-guidés ; des objets médiateurs, photographies, citations, servent de guide à l’échange, et les données récoltées constituent sa matière première.
Le système de représentation cartographique qu’elle construit pour eux répond au caractère très éphémère des périodes de sédentarité néonomades, et aménage pour eux une zone de flou, de brouillage des pistes.
La ligne temporelle en constitue le premier axe. La qualité paysagère, dont les néonomades sont de fervents contemplateurs, forment après traduction, le “fond visuel” des territoires habités, sans rendre possible leur localisation précise.
Ces codes graphiques sont intégrés à un outil de génération de frises d’usage des territoires, à partir d’une entrevue. Elle envisage de mettre en place une plateforme, accessible à la fois aux chercheur.se.s et au public, attachée à un laboratoire de recherche, qui sera une base de données sur les études les concernant.
© Franck Alix, Dunith Azil
© Franck Alix, Dunith Azil
© Franck Alix, Dunith Azil
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