Standard Ouvert ?
A partir du lien entre (Penser [Faire) Penser] et de situations de terrains :
L’objectif est la création d’artefacts ré-appropriable, transformable et réparable qui délaissant délibérément les standards et les principes d’architecture intérieure conventionnels qui privilégient le contenant au dépens du contenu et qui induisent une délimitation des espaces ainsi qu’une pré-définition des usages, il s’agit ici de proposer une autre culture de la domesticité et de l’espace public qui repose sur une requalification de la standardisation, par un standard ouvert.
Le standard ouvert s’applique à tout type d’espace et défend la qualité ; sa mise en œuvre peut passer par différents paliers cumulatifs dans le temps. Les objets produits ont pour but de ne pas être jetés, mais transformés. Le standard ouvert s’adapte au réemploi, à la récupération sauvage ou organisée, aux matériaux bruts. Concrètement, cette mise en œuvre passe par deux types de qualités :
Les qualités primaires, telles que la taille, la masse, le poids spécifique d’un corps, que l’on peut désigner objectifs, donc définissables et mesurables; une structure simple, reconnaissable, qui peut être rationalisée, issue d’assemblage d’éléments variables.
Les qualités subjectives, telles que la couleur, le goût, l’odeur, s’articulent avec l’ornementation, véritable nœud politique : elles engagent les personnes dans leurs cultures et leurs représentations et ne peuvent faire l’objet d’une stricte mesure. Cette partie, souvent à la surface des formes tridimensionnelles, s’organise dans des grilles de composition communes et invite les usagers à librement remixer signes et symboles selon leur propre culture.
Nathalie Bruyère
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