Généralement, les jeunes générations ne perçoivent pas les outils conceptuels et méthodologiques transmis par Global Tools.

(Penser [Faire) Penser]

Se saisir du réel pour répondre aux besoins de la diversité de la vie consiste à ancrer l'humanité et les interrelations avec le vivant au centre du projet. Que signifie cette phrase pour parler du design ? Comment peut-on déterminer un besoin pour un autre quand on est designer ? Quels sont les outils méthodologiques et approches qui concèdent cela ?

Nathalie Bruyère

Comprendre le lien entre (Penser [Faire) Penser] à l'époque du mouvement d'architecture et de design Radical.

Les connaissances morcelées du contexte aboutissent à une lecture partielle. Cela amène deux positions face à ce mouvement radical qui toutes les deux utilisent partiellement les connaissances.

En effet, soit nous nous trouvons devant des jeunes (designers ou autres) qui souhaitent revivre cette époque, mais dont souvent les fondements ne sont pas bien connus. L’utilisation qu’ils en font semble relever davantage de la posture, dans le sens négatif, à savoir comme image et non comme fondement inventif de procédé pour construire des projets. Ils s’imaginent non moins que la radicalité consiste en une dénégation de la production et du marché. Ils n’élaborent pas de distinction à l’égard des radicaux et se représentent l’architecture de papier, la non-architecture, le non-design, comme image d’une rébellion ; ainsi, certains de ces jeunes se dirigent vers le marché de l’art, se cachant derrière une indépendance de l’artiste. Indépendance tout autant discutable à l’égard du marché de l’art, surtout aujourd’hui. Cette approche provient souvent d’une connaissance morcelée du travail des groupes protagonistes. Couper la période radicale et les continuités de ces travaux, pose un regard faussé. Regard sur la période radicale comme un déni de production et non un moment d’analyse et d’expérimentation pour déboucher sur des productions.

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